Actualite credit finance bourse patrimoine assurance: L'UA veut un marché commun agricole pour 2009 L'UA veut un marché commun agricole pour 2009 ================================================================================ Galgui-Info on 16 June, 2008 02:36:00 L’Union africaine a fixé 2009 pour l’adoption du traité instituant un marché commun agricole continental de 944 millions de consommateurs. Malgré son énorme potentiel agricole, l'Afrique subsaharienne demeure la seule région du monde importatrice nette de produits alimentaires. Mauvais, surtout en ces temps de crise alimentaire mondiale qui aggrave la faim et la malnutrition sur le continent. C'était pour prévenir pareille spirale que l'Union africaine avait préconisé la création d'un marché commun africain de produits agricoles stratégiques, afin de garantir la sécurité alimentaire à l'échelle continentale et mieux valoriser les complémentarités entre les différentes parties de l'Afrique. Elle avait déjà commandité une étude pour en déterminer la faisabilité en analysant les questions juridiques et économiques liées à son établissement, ainsi que les mécanismes politiques nationaux et régionaux susceptibles de promouvoir le commerce des produits stratégiques d'envergure continentale. Continent extraverti Malgré le léger recul de la malnutrition sur le continent ces dernières années (de 36% à 27% entre 1979 et 2005), la production alimentaire par personne ne cesse de diminuer. Le gap est comblé par les importations de produits agricoles qui sont passées de 19 à 23 milliards de dollars entre 1996 et 2005. Elles sont fortement dominées par les céréales (37%), les huiles grasses (11%), les produits laitiers (7,5%), les fruits et légumes (6,4%) et la viande (4,3%). Importatrice, l'Afrique exporte aussi de plus en plus. Les exportations, passées pendant la même période de 17 à 21 milliards de dollars, sont constituées de produits de base tels que le café, le cacao et le thé, à hauteur de 51%, les fruits et légumes pour 21% et le sucre, 6%. La balance commerciale continentale demeure donc déficitaire. Bonne nouvelle, le commerce intra-africain de produits agricoles se développe. Depuis 1995, le taux d'intensité du commerce intra-régional, qui exprime le pourcentage des échanges inter-africains dans le commerce global de l'Afrique, a augmenté de près de 45%. Pour les céréales, les exportations interafricaines dépassent 60% pour l'Union du Maghreb arabe (UMA) et 90% pour les autres zones régionales. Libre-échange L'Union africaine veut aller plus loin par la création d'un marché commun africain de produits agricoles qui compterait plus de 944 millions de consommateurs et des importations chiffrées à plus de 20 milliards de dollars par an. Il faudrait instituer une zone de libre-échange portant sur un nombre restreint de produits alimentaires choisis en fonction de leur importance dans le panier alimentaire et de leur rôle dans la balance commerciale de la région (recette d'exportation, importation en grande quantité ou potentiel de production élevé). Le riz, les légumineuses, le maïs, les produits laitiers, la viande de bœuf et de volaille, l'huile de palme et le coton ont été identifiés, lors du sommet des chefs d'Etat et de gouvernement d'Abuja sur la sécurité alimentaire. La mise en place de ce marché commun africain suppose plusieurs préalables d'importance, à savoir : l'élimination des droits tarifaires sur les produits agricoles stratégiques ; l'adoption d'un système de nomenclature douanière harmonisé ; la suppression des restrictions quantitatives sur les importations de produits agricoles ; l'application de mesures de sauvegarde contre les pratiques commerciales illicites ; l'adoption de mesures sanitaires et phytosanitaires harmonisées ; l'adoption de normes techniques à l'effet de garantir la qualité et faciliter la production et le commerce ; l'intégration du transport dans la stratégie de création du marché commun africain pour faciliter la circulation des personnes et des biens. Variantes L'étude offre trois variantes du marché commun. La première est la libéralisation à l'échelle continentale. Les mêmes règles s'appliquent à tous les pays africains. Dans la deuxième option, la libéralisation se fait dans les Communautés économiques régionales (CER), avec des normes et un calendrier identique. Cette option souffre de deux tares. Elle n'aboutit pas à un marché commun continental et elle laisse entière la question de la double appartenance de pays à plusieurs communautés économiques régionales. La dernière variante est une synthèse des deux premières options. Les CER formeraient la base du marché commun, mais une procédure accélérée serait prévue pour les pays qui souhaitent procéder à une libéralisation immédiate des échanges commerciaux. La feuille de route de l'Union africaine pour la mise en place du marché commun prévoit l'adoption du protocole de création par les chefs d'Etat et de gouvernement en juin 2009. L'adoption du protocole permettait d'accélérer le processus de libéralisation des échanges agricoles dans lequel les communautés économiques régionales sont déjà engagées et qui envisage aussi la libéralisation des échanges au niveau continental, avec l'élimination des barrières tarifaires et non tarifaires pour tous les biens et services en 2019. Sur les 1000 plus grosses capitalisations boursières, 221 viennent des pays émergents. Le cabinet Ernest Young a consacré une étude complète sur ces multinationales venues d'ailleurs. Le rachat d'une branche d'IBM par le Chinois Levono et, plus récemment, l'acquisition des prestigieuses marques britanniques Jaguar et Land Rover par l'Indien Tata Motors, sont loin d'être des actes isolés. Selon une étude d'Ernest & Young publiée courant mai, les multinationales des pays du Sud sont en forte progression dans l'économie mondiale. En quelque sorte, il s'agit d'une caractéristique de ce que le cabinet appelle la « mondialisation 2.0 » qui, fait nouveau, fait apparaître des entreprises du Sud aux performances comparables à celles de leurs consoeurs du Nord. Selon l'étude, ces multinationales des pays émergents pesaient 19% de la capitalisation boursière cumulée des 1000 entreprises mondiales en décembre 2007, contre 5% en 2000. De même, sur les 1000 plus grosses capitalisations boursières, 221 viennent des pays émergents, contre une centaine en 2000. La tendance est encore plus forte au sommet puisque l'on compte désormais huit entreprises des pays émergents dans les 20 premières capitalisations boursières mondiales. Reste qu'au cœur de cette dynamique, il y a une fracture entre les pays du BRIC (Brésil, Russie, Inde et Chine), qui pèsent 53% en nombre et 68% en valeur de ces 221 entreprises des pays émergents figurant dans le top 1000 mondial. Les indicateurs fournis par l'étude laissent apparaître une accélération de ce rééquilibrage entre les pays émergents et le monde développé. Ainsi, sur les cinq dernières années, le chiffre d'affaires des groupes de l'échantillon pays émergents s'est accru de 2,9 fois plus vite que celui du groupe des pays industrialisés. Tendance analogue en ce qui concerne la marge opérationnelle, en croissance de 25% chez les émergents contre 14% dans le monde développé. La bourse reproduit ce rapport en faisant progresser 2,5 fois plus vite le cours de l'échantillon des entreprises des pays émergents. Trois catégories Il y a d'abord et naturellement les géants issus des secteurs de l'énergie et des mines, comme les Russes Gazprom, Rosneft et Lukoil, les Brésiliennes Vale et Petrobras, et les Chinoises Petrochina et Sinopec. A un palier inférieur vient un groupe de multinationales déjà très implantées à l'international, réalisant pour la plupart une majorité de leur chiffre d'affaires hors de leur marché d'origine. Les nationalités de ces entreprises sont brésilienne (Embraer, Gol, Gerdau), russe (Severstal), indienne (Ranbaxy, Infosys, Reliance Industries), chinoise (ZTE, Lenovo). Le monde arabe est représenté à ce niveau par l'Arabie saoudite (SABIC), et la Corée du Sud par Hyundai Motors et Samsung Electronics. Il y a à côté de ces catégories une troisième constituée de géants nationaux encore peu implantés à l'international et réalisant l'essentiel de leur chiffre d'affaires sur leur marché d'origine. Ces entreprises sont toutefois appelées, du fait de leur taille et de leur pouvoir financier, à aller vers des marchés nouveaux. L'on peut citer Bradesco (Brésil), Sberbank (Russie), Tata Steel (Inde), Tata Motors (Inde), ICBC (Chine) ou encore Grupo Modelo (Mexique). « L'analyse par sous-groupes confirme que les performances opérationnelles et financières des entreprises des pays émergents sont en moyenne proches ou supérieures à celles de leurs principaux concurrents originaires des pays développés ».