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Le baril a atteint 146,34 dollars à Londres, après avoir dépassé 145 dollars à New- York. Le nouvel accès de faiblesse du dollar, et l'annonce d'une baisse des stocks de brut américains beaucoup plus forte que prévu expliquent la nouvelle poussée.
Un record de plus. Le baril de pétrole brut a atteint un nouveau record jeudi matin, à 146,34 dollars à Londres, après avoir dépassé 145 dollars à New York.
Jour après jour ou presque, les cours du pétrole enchaînent les records. Jeudi, c'est un nouvel accès de faiblesse du dollar, et l'annonce la veille d'une baisse des stocks de brut américains beaucoup plus forte que prévu, qui expliquent la nouvelle poussée. Sur les six dernières séances de transactions, c'est la cinquième fois que l'or noir atteint de nouveaux plus hauts historiques. Le pétrole enregistre un bond de 50% depuis le début de l'année.
Le dollar est tombé à un plus bas de deux mois face à l'euro au lendemain de la publication de l'enquête ADP qui a montré que le secteur privé avait détruit plus d'emplois que prévu en juin aux Etats-Unis et de l'entrée de l'indice Dow Jones dans ce que les traders appellent le "bear market" (c'est à dire 20% en-dessous de son dernier plus haut historique atteint en octobre). L'euro est également soutenu par la perspective d'une hausse des taux d'intérêt de la Banque centrale européenne (BCE), qui devrait, selon les économistes, intervenir à la suite de la réunion du comité de politique monétaire de ce jeudi.
Quant aux stocks américains de pétrole brut, ils ont baissé de 2,0 millions de barils à 299,8 millions, a annoncé l'Agence américaine d'information sur l'énergie (EIA), ce qui a mis les stocks sous la barre de 300 millions de barils pour la première fois depuis janvier. Les économistes attendaient en moyenne une diminution de 100.000 barils seulement.
Les prix du pétrole ont été multipliés par sept depuis 2002, la demande soutenue de géant économiques émergents comme l'Inde et la Chine ne cessant de provoquer des tensions sur l'offre mondiale de brut. A cela s'ajoutent les craintes des effets de la crispation entre l'Iran et les pays occidentaux au sujet du programme nucléaire de la République islamique. Les Etats-Unis ont fait savoir qu'ils ne laisseraient pas l'Iran bloquer le trafic maritime dans la région du Golfe, point de transit de 40% du pétrole mondial.
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