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LA SOCATEL GEREE PAR DES INCOMPETENTS ?
La situation de la Socatel et sa descente inexorable en enfer interpellent les Centrafricains, quand on sait que cette Société fut naguère le fleuron de l’économie nationale.
A l’ère des Nouvelles Technologies de l’Information et de la Communication où la compétitivité et l’efficience exigent l’apport en moyens humains hautement qualifiés et compétents en vue de fournir des services de qualité à la clientèle, la Socatel, par clientélisme politique ou par népotisme, brille par le recrutement des compatriotes au cursus douteux, ne pouvant avoir une notion d’administration ou de la fonction qu’on leur attribue. Et comme le ridicule ne tue pas en Centrafrique, c’est à ces apprentis sorciers de cadres qu’incombe la gestion d’une Société aussi importante et névralgique qu’est la Société Centrafricaine des Télécommunications.
La Socatel est un patrimoine national et l’Etat attend d’elle d’être totalement impliquée dans le développement socio-économique de la République Centrafricaine. Toutes les réflexions sur la Socatel ne pourraient trouver de réponses que si les autorités et les princes qui nous gouvernent redonnent à cette entreprise la rigueur qui lui avait conféré son aura d’antan. Cette valeur était reconnue à la Socatel parce qu’elle était gérée par des hommes et des femmes aux compétences reconnues et à la valeur intrinsèque avérée, capables de relever les défis de l’enjeu de la mondialisation. Mais, depuis que la politique a fait une entrée fracassante à la Socatel, à quoi assiste-t-on ? L’entreprise des Télécommunications brille par une cacophonie consécutive à des actes administratifs pris en violation flagrante des textes en vigueur, comme si le personnel était soumis à une gestion au pifomètre. Les nominations fantaisistes, clientélistes et à connotation politique, sans tenir compte des compétences et des valeurs des responsables ainsi que de leur moralité ont provoqué un dysfonctionnement de la Société auquel il sera difficile de remédier, si les mesures urgentes ne sont pas prises pour arrêter l’hémorragie. La gestion scabreuse actuelle de la Socatel se caractérise par la non existence d’une comptabilité fiable. Les recettes de l’entreprise sont grevées par une absence totale des actions commerciales. La Socatel, si elle était mieux gérée par des compétences valables, n’aurait pas pu amorcer une perte assez vertigineuse vers la descente. Le Chef de l’Etat, chaque fois que l’occasion se présente comme lors de la Journée de Réflexion sur la Socatel, n’a eu de cesse de rappeler les mérites des agents de la Socatel, formés dans de Grandes Ecoles des Télécommunications. Mais ces cadres, dont le président François Bozizé vante les mérites, sont-ils rationnellement utilisés pour contribuer comme par le passé à l’essor de l’entreprise ? Rien n’est moins sûr car, depuis un certain temps d’autres cadres, beaucoup plus politiques que techniques, ont fait leur entrée à la Socatel à la faveur de la fameuse expression : ‘’ Touche pas à mon militant’’. Ces jeunes pour la plupart inexpérimentés, ont été propulsés à des postes de responsabilité. Et c’est là qu’ils ont fait la démonstration de leurs limites. Inexpérimentés, ces nouveaux responsables sont incapables de pondre un plan de sortie de crise afin d’apporter une réponse adéquate aux problèmes qui minent et rongent la Socatel. Si la situation perdure, quel sera l’impact à long terme sur les activités de la Socatel et sur le devenir de ses employés?
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