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Les boulangeries et pâtisseries, monopole des libanais
Aujourd’hui aucun centrafricain ne gère une boulangerie, ce secteur est devenu le domaine réservé des sujets libanais de Centrafrique. L’histoire a démontré qu’à l’époque l’ancien ministre Gervil Yambala tenait une boulangerie qui fabriquait du bon pain. Cette boulangerie s’appelait « Moulin d’Or ». Les Banguissois venaient des quatre coins de la capitale pour s’approvisionner en pain au quartier Sango dans le 2ème arrondissement de la capitale. Aussitôt, une concurrence déloyale a été mise en place par les sujets libanais qui en même temps tenaient des boulangeries, vendaient de la farine de blé. Tantôt ils inventaient la rupture de stock, tantôt c’est l’acheminement des farines sur Bangui qui posaient problème. Cette situation n’a permis à cet operateur économique de tenir aussi longtemps. Depuis lors aucun Centrafricain pour créer et diriger une boulangerie. Pareil pour les cafés et les pâtisseries. Si l’on voit le Grand Café, le capitole, le Phénicia et autres sont a l’heure actuelle gérés par les Libanais. Tout se passe comme si cette situation n’interpelle pas les autorités de la République. Ainsi donc, la qualité et la quantité des pains restent à désirer. Les 80 grammes, exigés pour chaque baguette de pain ne sont pas mis en exécution par les sujets libanais de Centrafrique. Les agents du département de commerce charges de l’application de cette mesure ne font rien. Les mauvaises langues allèguent que bon nombre de ces agents du ministère de commerce sont au solde des libanais. A cela s’ajoutent les conditions de travail non descentes du personnel Centrafricain travaillant dans le secteur. Comment comprendre qu’après cinquante ans(50) d’indépendance un Etat comme la Centrafrique puisse céder la gestion de ce secteur aux libanais qui le gèrent comme bon leur semble. Ni les Députés, ni le ministre du commerce et le premier citoyen de la ville de Bangui n’y prêtent attention. Or, le secteur du commerce constitue les poumons de l’économie de la République Centrafricaine. Par conséquent, les autorités ont commis un tort grave de ne pas réglementer la gestion du secteur qui est devenue une « vache a lait » pour les libanais de Centrafrique. Qu’adviendrait-il si les libanais prennent la résolution de paralyser ce secteur ? Autrement dit s’il leur arrivait de déclencher une journée sans pâtisseries, sans cafés et sans boulangeries ? Voila combien les autorités centrafricaine perdent de vue certains dossiers qui vont de la crédibilité d’un Etat indépendant qui a l’obligation d’avoir la maitrise et la bonne gestion du secteur commercial. Quelle est la volonté politique réelle du gouvernement dans la gestion du secteur commercial pour que les sujets libanais arrivent à ce stade sans être interpelés ? Il est encore temps pour que les autorités du pays ramènent de l’ordre dans ce secteur où les operateurs économiques centrafricains sont inexistants.
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