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Descoings au gouvernement: l'ouverture sur la pensée unique

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Le système de l'ouverture est un enfumage. On prend des gens de gauche qui ne sont pas vraiment de gauche ou qui votent comme s'ils étaient de droite. Dernier exemple en date : Richard Descoings, le directeur de Sciences-po.

Descoings au gouvernement: l'ouverture sur la pensée unique

On nous annonce une nouvelle vague dans « l'ouverture » juste après les élections européennes. De nouveaux ministres et secrétaires d'Etat venus d'ailleurs rejoindront un gouvernement chaque jour un peu plus UMPS.

Nous ne l'avons jamais caché sur ce blog : l'ouverture est une très bonne chose.
Non pas parce qu'elle serait « une bouffée d'oxygène », le signe d'une « ouverture d'esprit » et d'un « métissage des idées » forcément profitables à tous, comme le discours dominant le répète.
Non, nous nous réjouissons de l'ouverture parce qu'elle démontre que tous ces gens-là, qui ont fait semblant pendant des années de se quereller, pensent en réalité la même chose sur tous les sujets, qu'ils font partie du même camp. Appelez ce camp Système, UMPS MODEM, pensée unique, bien-pensance, peu importe. Il s'agit d'un camp qui rassemble des gens tous libéraux, tous européistes, tous atlantistes, tous bien peu patriotes, tous mondialistes, tous libre-échangistes.
 


Descoings au gouvernement: l'ouverture sur la pensée unique

Dès lors, chaque progrès de l'ouverture est un petit mensonge en moins dans la vie politique française.
Chacun de ces progrès démontre que les clivages ne sont pas là où on nous dit qu'ils se trouvent depuis si longtemps. Mieux ! La pérennité du gouvernement UMPS actuel démontre que ces gens-là sont bien capables de gouverner ensemble. Il n'y a pas eu de clash, aucune démission, aucune opposition fondamentale entre les ministres UMP et ceux venus d'ailleurs. Preuve s'il en fallait que ces gens-là sont tous d'accord entre eux. On le voit bien d'ailleurs sur l'Europe en ce moment. UMP PS MODEM, tous ont dit oui à la Constitution européenne qui détermine avec ses directives 80% de nos lois.

L'ouverture n'est donc que de façade, sur les étiquettes et non sur les idées. Nicolas Sarkozy veut bien ouvrir, à condition que ce soit sur la pensée unique.

En ce moment, la pensée unique est communautariste. Elle vénère le modèle américain de la « diversité », elle souhaite partout imposer la discrimination positive. Nicolas Sarkozy a donc été chercher l'un des meilleurs ambassadeurs de cette pensée unique communautariste, Richard Descoings. L'actuel directeur de Sciences po Paris sera sans doute en effet le prochain ministre de l'Education nationale, la dernière prise du chef de l'Etat.
  


L'arrivée de Monsieur Descoings valide parfaitement notre analyse. Venu de gauche, il est surtout du camp de la pensée unique. Ultra européiste, il a contribué à renforcer un esprit bien peu patriotique dans les couloirs de la rue Saint Guillaume, siège d'une école où la haine de la France, ce pays qui a fauté et qui doit sans cesse se repentir, est enseignée plus que jamais.
Chantre de la discrimination positive, il a été le premier à la mettre en place dans les faits, en faisant entrer à Sciences po par une voie détournée des lycéens venus de certains quartiers.
Sur quels critères ces quartiers ont-ils été sélectionnés ? Ethniques bien sûr. Qu'on le dise officiellement ou pas, tout le monde le sait.
Parce que Monsieur Descoings fait partie de ces hommes qui voit avant tout des blancs, des arabes et des noirs, avant de voir des riches et des pauvres. Pour lui, un Français d'origine étrangère, de préférence maghrébine ou africaine, sera toujours préférable à un Français dit « de souche », quel que soit le milieu social des uns et des autres. Et tant pis pour ceux qui habitent dans les mauvais quartiers, ceux avec lesquels Sciences po n'a passé aucune convention. Pour ceux-là, aucune chance d'entrer rue Saint Guillaume, n'ayant fréquenté ni les grands lycées de la capitale ni les établissements scolaires des quartiers choisis par Richard Descoings.

C'est tout le drame de cette politique de la « diversité ». Sous un beau discours, celui de l'égalité des chances, il y a en réalité ni plus ni moins qu'un enfumage, une tromperie.



Le défi de la diversité sociale est abandonné, parce que trop compliqué, trop dur, trop coûteux, au profit d'une politique de communication fondée sur la promotion de quelques élites de couleur.
Créez partout, à la fac, à l'entrée des grandes écoles, dans la fonction publique, à la télé, dans les entreprises, des voies parallèles d'accès réservés à quelques groupes ethniques, et vous aurez ces élites de couleur. Mais vous n'aurez en rien réglé le problème numéro un, celui des inégalités sociales. Vous aurez créé un gadget médiatique, qui engendrera frustration et ressentiment parmi la grande masse qui n'en profitera pas, et qui sera un excellent prétexte pour détourner le regard des vrais problèmes.

L'ouverture sur la pensée unique va donc encore gagner du terrain après les élections européennes. A nous de faire reculer cette pensée unique, ce dogme du renoncement, dès le 7 juin dans les urnes !



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