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Marine Le Pen penche pour un «protectionnisme apaisé»
Chassant sur les terres de Philippe de Villiers et Nicolas du Pont-Aignant, Marine Le Pen, s'est prononcé en faveur d'un protectionnisme apaisé contre une Europe de libre échange prenant exemple sur les mesures de préférence nationale à l'embauche mises en place en Espagne par Zapatero pour valider les thèses défendues par le FN depuis 30 ans.
Invitée de la matinale de France-Inter, Marine Le Pen s’est prononcée pour une « Europe des nations, des coopérations des peuples qui décident librement des lois qu’ils veulent se voir appliquer, une Europe qui permette à chaque état-nation de protéger ses secteurs économiques et ses emplois ». Jusque là rien que de très classique, du Front National pur jus. Seulement la donne économique a changé, ouvrant les yeux de certains dirigeants européens, tel José Luis Zapatero qui a pris des mesures de préférence nationale à l'embauche en Espagne.
Le Front national n’en demandait pas tant. Difficile dès lors de lui reprocher comme l’a fait ce matin Marine Le Pen, de rappeler aux angéliques de tous bords que « Le FN sollicitait la préférence nationale depuis 30 ans et a été insulté, accusé de xénophobie ». Encore que les accusations de xénophobie étaient loin d’être infondées… L'Europe, un super-état tottalitaire
Le Front déroule son argumentaire quitte à se permettre même un discours plus édulcoré. Ainsi Marine Le Pen a estimé qu’une Europe des nations n’excluait pas des coopérations et s’est prononcée en faveur d’un «protectionnisme apaisé » contre une Europe de libre-échange, chassant sur les terres d’un Philippe de Villiers ou d’un Dupont-Aignant.
Certes le Front National ne peut s’empêcher certaines outrances lorsque Marine Le Pen affirme que «L’Europe est un super état totalitaire», mais la réaction de Nicolas Demorand en dit toujours aussi long sur le non-débat européen. Le journaliste de la station refusera d’entendre que le Traité de Lisbonne rejeté par référendum à 55% ait pu être contourné pour être finalement adopté par le congrès à Versailles. Certes dans un cadre démocratique mais en dépossédant définitivement les électeurs de leur vote. Etat totalitaire? Sûrement pas. Projet verrouillé et sans alternative ? A n’en point douter ! Le pire est qu'en laissant le protectionnisme - thème oh combien populaire dans les études d'opinion - au Front national, les autres partis lui offrent une chance inespérée de se refaire un électorat à peu de frais. Téléchargez l'application iPhone de Marianne2.fr : http://itunes.apple.com
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